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102, boulevard de Montparnasse

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PARIS

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La Coupole

Εστιατόριο | PARIS

Depuis 1927, La Brasserie La Coupole est le symbole incontournable de l'histoire du Montparnasse. Dans un décor art déco, inscrit au patrimoine historique, le Chef propose des plats incontournables des grandes Brasseries Parisiennes tel que la raie à la grenobloise, le véritable steak au poivre et les plateaux de fruits de mer ...

Retrouvez le fameux curry d'agneau à l'indienne de La Coupole depuis 1927. Dans les années folles, La Coupole apparaissait comme une fenêtre ouverte sur le monde qui permettait aux clients de découvrir le curry d'agneau à l'indienne servi par un indien dans un somptueux costume.

La Coupole s’adapte à toutes vos envies, du petit déjeuner, déjeuner, dîner, en passant par l’heure de l’apéritif avec ses cocktails création et son bar Américan.

Découvrez notre salon privé pour vos soirées dansantes et séminaires.


L'atelier favori des artistes du Montparnasse

Les piliers recouverts d’une imitation de marbre, les mosaïques, d’inspiration cubiste, sont classés à l’Inventaire des Monuments Historiques ; les pilastres sont habillés de toiles de petits maîtres des «Années folles» : La Coupole est le temple de l’Art Déco. Elle naît en 1927 de la volonté de deux Auvergnats, Ernest Fraux et René Lafon. Le soir de l’inauguration, tout le monde des Arts, des Lettres, de la nuit est là : des artistes et leurs modèles, des mondains et des flambeurs, des filles faciles et d’autres impossibles.

Le restaurant est lancé. L’action glisse du Bar américain, tenu par Bob, aux rangs des nappes en papier, ou en tissu. Coude-à-coude souvent levé, les peintres Derain, Léger, Soutine, Man Ray, Brassai, Kisling, Picasso... Aragon rencontre Elsa, Simenon dîne avec Joséphine Baker. Breton soufflette Chirico, Kessel croque les verres. Un inconnu aux petites lunettes rondes, Henry Miller, prend son petit déjeuner au bar; Matisse boit de la bière, Joyce aligne les whiskies. Quand Mistinguett fait son entrée, entourée de ses boys, la salle se lève pour applaudir. A la Libération, la fête reprend. Les peintres de l’Échelle dessinent une fresque, on expose les artistes de l’École de Paris. Yves Klein voudrait peindre l’obélisque en bleu. La Coupole lui offre un cocktail. César dîne en tête-à-tête avec le buste du président Auriol, Camus fête son Nobel à sa table attitrée – la 149 – et Jean-Paul Sartre laisse des pourboires royaux.

En mai 68, Cohn-Bendit monte sur la table. Patti Smith joue de la guitare en terrasse, Renaud fait la manche ; le dimanche, Gainsbourg déjeune avec Birkin. Les années voltigent comme des cartes. En 1984, table 73, Chagall fête son anniversaire ; quelques années plus tard, table 82, François Mitterrand, pour son dernier repas, commande un curry d’agneau. En 2008, sur les thèmes d’origine – la nature, la femme, la fête – quatre artistes illustrent la coupole de La Coupole : Ricardo Mosner, Carole Benzaken, Fouad Bellamine, Xiao Fan. Le monde défile, la féérie continue.


Une légende historique

Un pari fou

Ce sont les « Années Folles ». En janvier 1927, deux Auvergnats, Ernest Fraux et son jeune beau-frère, René Lafon, anciens gérants du Dôme, décident la construction, au 102 boulevard du Montparnasse, du plus grand restaurant de Paris. 800m2 au sol. Deux étages. Les plans sont réalisés par deux architectes : Le Bouc, Grand prix de Rome, et Barillet. Le bâtiment est ancré par trente-deux piliers qui plongent à douze mètres dans le sol ; leur hauteur est de cinq mètres. Un anonyme trouve un nom à l’établissement : « La Coupole », clin d’œil aux cafés voisins, le Dôme et la Rotonde. L’inauguration a lieu le 20 décembre 1927. 3.000 invitations. 1.200 bouteilles de Mumm. Le succès est immédiat. Dans les mois qui suivent, le premier étage voit naître La Pergola, restaurant de luxe en plein air, et le sous-sol, le dancing. Tango et salsa, les femmes d’âge mûr y attirent les jeunes artistes nécessiteux.

Un temple de l'Art Déco

En 1925, l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris marque le triomphe d’un nouveau mouvement artistique. Goût de la ligne droite, interprétation géométrique des formes de la nature, simplicité, fidélité à la tradition française, l’Art déco prend le relais de l’Art Nouveau. Influencé par le cubisme, le fauvisme, les Ballets Russes, l’Art Nègre, il s’illustre par une audacieuse palette de couleurs et un mélange des matières les plus diverses, béton, bois, céramique, faïence, fer, porcelaine, tissu, verre. Avec ses piliers recouverts de Lap, matière évoquant le marbre, ses mosaïques d’inspiration cubiste, ses boiseries en citronnier, ses lustres du maitre verrier Jean Perzel, sa vaisselle de chez Haviland, la Coupole, dont le décor intérieur est signé par Alphonse-Louis Solvet, et son fils, Paul, est un temple de l’Art Déco.

Un monument historique

Le 12 janvier 1988, la Coupole est inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Le carrelage, réalisé par les faienceries Hippolyte Boulenger, de Choisy-le-Roi et les peintures des piliers et des pilastres de la salle de la brasserie font désormais partie du patrimoine artistique français.


Un patrimoine artistique

Les piliers de la Coupole (1927)

En 1927, 27 peintres, fidèle de la bohème de Montparnasse, sont choisis par un comité ou siège une figure influente de l’Art déco, Charles Dufresne, le critique d’art Florent Fels ou le poète et historien André Salmon, pour décorer les piliers et pilastres de la Coupole. La légende veut qu’ils aient été payés en boisson, mais une facture retrouvée en 1993 révèle le prix global de leur intervention : 23.000 francs de l’époque. Parmi ces artistes, Alexandre Auffray, Isaac Grunewald, Louis Latapie, David Seifert. Le portrait de la danseuse Joséphine Baker, entourée de plumes d’autruche, est du à Victor Robiquet ; celui de l’écrivain Georges Duhamel, en train de jouer de la flûte, à Marie Wassilief.

Le Groupe de l’Echelle (1951)

Ce groupe d’artistes a son atelier près de la Coupole, 10 rue de la Grande Chaumière. Il doit son nom à leur habitude de grimper sur une échelle pour aller admirer les toits de Paris. Il se compose des peintres Jacques Busse, Jean-Marie Calmettes, Jean Cortot, Daniel Dalmbert, Christiane Laran, Michel Patrix et du sculpteur Jacques Dufresne. Le 1er juin 1950, la Coupole offre un dîner de 70 couverts pour fêter leur 8ème anniversaire. En 1951, pour le bi-millénaire de Paris, les peintres de l’Echelle décorent les vitrines des cafés et des magasins du boulevard du Montparnasse. La même année, leurs œuvres sont exposées au premier étage, en même temps que celles de nombreux peintres de l’Ecole de Paris, parmi lesquels Derain, Laurens, Léger, Picasso, Poliakoff, Van Dongen. Retrouvée en 2001 lors d’une vente aux enchères, l’une des fresques apposées par Christiane Laran pour le bimillénaire de Paris est acquise par la Coupole. Les autres seront montrées au public en 2007 pour les quatre-vingts ans de la brasserie.

Le pilier de la Coupole de Ricardo Mosner (1985)

Dans les années 80, une poignée de créateurs, défenseurs de la Figuration Libre, mouvement d’inspiration populaire, influencé par la BD, la musique punk, la vidéo, se réunissent chaque soir à la Coupole. Fédérateur de ce groupe, surnommé les « Piliers de la Coupole », le galeriste Pierre Maraval, qui tient la galerie Beau Lézard, organise entre eux un concours pour remplacer la peinture originale de l’un des piliers, endommagée par une infiltration d’eau. Vingt-cinq peintres y participent, dont Robert Combas, Charles Cartwright, Hervé di Rosa, Keith Haring, Ricardo Mosner. Les clients sont appelés à voter. L’œuvre de Ricardo Mosner emporte les suffrages.

Le pilier de la Coupole de Michel Bourbon (1988)

Un nouveau pilastre - le 33ème pilier- ajouté à la place de l’escalier qui menait à La Pergola, est peint en 1988 par Michel Bourbon. Esquissant les figures du peintre Foujita, de Kiki, modèle de garçonne des années 20, de l’écrivain Ernest Hemingway et de l’un des fondateurs des lieux, René Lafon, l’artiste revisite l’histoire de la Coupole. Il est également l’auteur de la sculpture en plâtre qui surplombe le bar, sous l’appellation: « La Rencontre impossible entre le jour et la nuit ».

Le Retour du Lap Vert

En 1988, d’importants travaux de restauration révèlent la couleur verte des quatre piliers centraux. En aout 1944, jugés trop proches de la teinte des uniformes de l’occupant, ils avaient été recouverts d’une teinte rouge grenat. Le lap, contraction de « l’art antique des lapidaires », est un procédé qui imite le marbre. Mis au point par le physicien Jean-Charles Séailles et son épouse, la cantatrice Spéranza Calo il incorpore des feuilles de cuivre, d’argent, d’or ou de platine qui lui donnent un reflet brillant. Il fut utilisé, notamment, à bord du paquebot Normandie et par des artistes tels que Raoul Dufy ou Foujita. La restauration est menée par l’artisan d’art Pierre Séailles, fils de ses inventeurs.

La Terre de Louis Derbré (1994)

En 1994, après avoir accueilli des oeuvres du sculpteur français Louis Derbré, dont l’art s’inscrit dans la lignée de maitres épris d’Antiquité, notamment Rodin ou Maillol, la Coupole décide d’acquérir l’une de ses pièces majeures, la Terre. Celle-ci, érigée pour la première fois en 1972 à Tokyo, trône désormais sous le ciel de la coupole de la Coupole.

La coupole de la Coupole (2008)

En 2008, placé sous la direction de Gilles de Bure, un comité sélectionne quatre artistes contemporains de renommée internationale pour peindre la coupole de la Coupole, restée vierge. La Française Carole Benzaken s’installe au nord, le Marocain Fouad Bellamine au sud, le Chinois Xiao-Fan à l’est et l’Argentin Ricardo Mosner à l’ouest. Les thèmes fixés sont ceux d’origine : la Femme, la Fête et la Nature

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